Octogénaire, François Joseph a connu tous les orages durant son existence. Il est au bord de la tombe, à ce crépuscule de la vie où la majesté de l’âge de la fatigue des années vécues inclinent à la bonté, à la douceur, transforment le vieillard en un patriarche paisible.

Le 4 juillet, dans une lettre digne et grave à ses ministres, il refuse d’impliquer tout un peuple dans le crime de Sarajevo. Dix neuf jours plus tard, il autorise ce qu’il a toujours refusé de signer : la déclaration de guerre.
De ceci, il en rejette la responsabilité sur la Providence, car il ne souhaitait que la paix pour son peuple.
Le 29 juillet 1914, François Joseph signe la déclaration de guerre

En cette heure solennelle, je mesure toute la portée de ma décision et de ma responsabilité devant le Tout-Puissant.
J’ai tout examiné et pesé.
C’est en toute conscience que je m’engage sur la voie que le devoir me dicte.
Je place ma confiance en mes peuples, qui, dans l’unité et la loyauté, se sont toujours ralliés à mon trône au milieu de toutes les tempêtes, et qui ont toujours été prêts à consentir les plus grands sacrifices pour l’honneur, la grandeur et la puissance de la Patrie.
Je place ma confiance dans les vaillantes forces armées de l’Autriche-Hongrie, animées d’un enthousiasme dévoué. Et je place ma confiance dans le Tout-Puissant, afin qu’il accorde la victoire à mes armées.
François-Joseph
Extrait du manifeste de l’empereur François-Joseph : À mes peuples