A Berlin, la mobilisation générale est signée et la guerre déclarée à la Russie. La population s’enflamme, des milliers de personnes acclament les deux empereurs d’Allemagne et d’Autriche. Mais ce sont surtout les jeunes qui manifestent de la joie, les classes ouvrières se sentant plutôt angoissées devant la perspective d’une guerre.

Le 1er août 1914, devant le château royal et sur avenue Unser dn Linden, une foule énorme est rassemblée pour attendre le discours du Kaiser. La statue de Bismarck est un centre de ralliement pour le peuple qui salue et acclame l’effigie du Chancelier de fer. Mais cette liesse était essentiellement provoquée par les étudiants, car dans les quartiers pauvres de Berlin et dans les campagnes, l’inquiétude, la peur et l’anxiété primaient face à la joie de cette jeunesse.
Dans les autres capitales européennes, la stupeur a frappé de plein fouet les populations qui ne s’attendaient pas un tel évènement.

Nous avons été pris au dépourvu, dans la paix la plus profonde au sens propre du terme… Nous montrerons à l’ennemi ce que cela signifie de provoquer l’Allemagne de manière aussi ignoble, et je vous confie désormais à Dieu.
Extrait du discours prononcé par l’empereur Guillaume depuis le balcon du château royal de Berlin, dans la soirée du 31 juillet 1914.

