Albert 1er, roi des Belges
A la veille de la guerre, la Belgique était assez profondément divisée sur les terrains politique, social et religieux. Son amour de la paix était allé, parfois, jusqu’au pacifisme. Mais elle tirait trop de leçons pour que l’ultimatum allemand ne la mit pas debout tout entière en un patriotique mouvement d’indignation. La nette fermeté de son gouvernement, l’esprit stoïque résolution de son roi achèvent de galvaniser le peuple.

Au parlement belge, le 4 août, ile roi se montra résolument offensif : « Partout, en Flandre et en Wallonie, dans les villes et les campagnes, un seul sentiment étreint les coeurs : le patriotisme; une seule vision emplit les esprits : notre indépendance compromise; un seul devoir s’impose à nos volontés : la résistance opiniâtre…J’ai foi dans nos destinées. Un pays qui se défend s’impose au respect de tous. Il ne saurait périr ».

A la veille de la guerre, la Belgique était assez profondément divisée sur les terrains politique, social et religieux. Son amour de la paix était allé, parfois, jusqu’au pacifisme. Mais elle tirait trop de leçons pour que l’ultimatum allemand ne la mit pas debout tout entière en un patriotique mouvement d’indignation. La nette fermeté de son gouvernement, l’esprit stoïque résolution de son roi achèvent de galvaniser le peuple.
Dès les premiers coups de feu, le roi était au milieu de ses troupes, les encourageant de sa présence et de son exemple. Sous Malines, il courut les plus grands périls. Comme son aide de campe pressait de se retirer, après qu’un schrapnell, explosant à vingt mètres l’avait couvert d’éclaboussures : » Vous ne voudriez pas, lui dit-il, que le chef s’écartât du danger quand il envoie ses hommes aux balles de l’ennemi ! »
Elisabeth, reine des Belges
Auprès de son mari, Elisabeth de Belgique montre une volonté d’âme qui émerveille. Elle est princesse de Bavière, mais son coeur bat pour la Belgique. Ce pays est devenu sa seule patrie.
En 1915, l’aviation allemande a cherché à repérer le toit où ses enfants étaient abrités pour l’arroser de mitraille. Elle ne pardonnera jamais cet affront aux Allemands : » C’est fini…entre eux et moi, un rideau de fer est tombé pour jamais… » Roland de Marès, journaliste, écrivain et poète dit d’elle : « Elle est là-bas, avec le roi Albert, au milieu des troupes qui combattent. Elle est venue de ville en ville, de camp en camp, de tranchées en tranchées. Elle sourit, elle panse les blessures. Loin des cités orgueilleuses et des palais somptueux, elle va vers les soldats tombés sous la mitraille et, quand elle passe près d’eux, les paupières des agonisants se soulèvent pour un dernier regard, une dernière larme…
