Le rédacteur de l’ultimatum à la Serbie

📈 Parcours diplomatique
Issu d’une grande famille de la noblesse morave, il entre dans la diplomatie en 1893. Réputé pour ses manières mondaines et distinguées, il occupe plusieurs postes prestigieux à l’étranger :
- Paris & Londres : Secrétaire d’ambassade.
- Saint-Pétersbourg (1907–1912) : Ambassadeur en Russie. C’est là qu’il tente de maintenir de bonnes relations avec l’Empire russe malgré les tensions croissantes dans les Balkans.
En février 1912, après la mort de son prédécesseur, il est nommé ministre des Affaires étrangères par l’empereur François-Joseph Ier.
💥 Son rôle crucial dans la crise de juillet 1914
Initialement considéré comme un modéré cherchant à éviter le conflit direct lors des guerres balkaniques de 1912-1913, Berchtold voit sa politique basculer radicalement après l’attentat de Sarajevo le 28 juin 1914.
Proche de l’archiduc assassiné François-Ferdinand, il est profondément affecté. Convaincu de la responsabilité de la Serbie, il cède à la pression des chefs militaires austro-hongrois (notamment le général Conrad von Hötzendorf).
- L’ultimatum à la Serbie : C’est Berchtold qui rédige et fait approuver l’ultimatum en 10 points extrêmement sévère adressé à Belgrade. Cet ultimatum est conçu pour être délibérément inacceptable afin de justifier une intervention militaire.
- La déclaration de guerre : Face au refus partiel de la Serbie, Berchtold pousse l’empereur François-Joseph à signer la déclaration de guerre le 28 juillet 1914, ce qui déclenche par le jeu des alliances la Première Guerre mondiale.
🚪 Fin de carrière et démission
Dès le début de la guerre, sa position s’affaiblit. En janvier 1915, face aux exigences territoriales de l’Italie (qui monnaie sa neutralité) et aux désaccords majeurs avec l’Allemagne et les dirigeants hongrois, il donne sa démission. Il se retire ensuite sur ses terres pour le restant de sa vie. [1, 2, 3]