Le 2 août, premier jour de la mobilisation les parisiens, auxquels se sont ajoutés des Italiens, manifestent et traverse la Place de l’Opéra. A la Chambre des Communes à Londres se tient une séance historique le 3 août : les ponts sont coupés, l’irréparable s’est produit. L’Autriche n’a pas voulu respecter la souveraineté de la Serbie et lui a déclaré la guerre.

La Russie entre donc dans le funeste cercle guerrier qui va enflammer l’Europe. La France et l’Angleterre vont suivre, entraînant avec elles d’autres pays. Le Luxembourg est envahi par les troupes allemandes, la frontière française, violée. L’Allemagne envoie un ultimatum dans la nuit du 2 août à la Belgique, lui enjoignant de laisser passer son armée : elle refuse le 3 au matin. L’Italie, quant à elle, déclare sa neutralité.
Déclaration de la guerre à la France par l’Allemagne
Ce même jour, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Sir Edward Grey, ministre des Affaires Étrangères du Royaume-Uni, fait une déclaration solennelle aux Communes faisant savoir que sa flotte protègera les côtes françaises et assurera la neutralité de la Belgique.
Le 4 août, un mardi, les députés se sont réunis, en même temps que les sénateurs, pour entendre le message le message du Président de la République Raymond Poincaré, ainsi que le discours prononcé par le Président du Conseil : « Nous sommes sans reproches, nous serons sans peur ». Une immense acclamation s’élève, les applaudissements fusent, les vivats résonnent.






