Les obus de l’armée britannique

Identification technique des obus ⚠️ Un témoignage de la « Récolte de Fer » Cette scène illustre parfaitement ce que […]

Identification technique des obus

Obus anglais de la Première Guerre Mondiale
Obus britanniques non exploses découverts sur un champ de bataille. A l’arrière-plan, un avion anglais abattu. (Photographie à l’origine en noir et blanc, colorisé par intelligence artificielle – Source : Album de la Guerre 1914-1918)
  • La forme générale : Il s’agit d’obus de gros calibre (très probablement du 6 pouces / 152 mm ou du 8 pouces, couramment utilisés par les obusiers Howitzers britanniques). Ils ont une forme ogivale courte et un profil trapu.
  • L’ogive ouverte (au premier plan) : On remarque que la pointe de plusieurs obus est creuse et filetée. C’est l’emplacement où l’artilleur devait visser la fusée en laiton (détonateur) juste avant le tir.
  • La ceinture de forcement : Vers la base de chaque obus, on distingue une gorge ou une bande plus claire (à l’origine en cuivre rouge). Cette bande venait s’écraser contre les rayures hélicoïdales à l’intérieur du tube du canon lors du tir, ce qui transmettait un mouvement de rotation à l’obus pour stabiliser sa trajectoire en vol.

obus anglais 1
Au fond de l’image, un avion anglais abattu

  • Le corps de l’obus : Il était entièrement peint en jaune moutarde foncé (pour les obus chargés à la Lyddite) ou en brun/noir (pour ceux chargés à l’amatol ou au TNT).
  • Les anneaux de couleur (La pointe) : Un anneau rouge entourait systématiquement la base du filetage de la fusée pour indiquer que l’obus était amorcé avec une charge interne active.
  • Le danger chimique : Si ces obus avaient été des obus à gaz toxique (très fréquents dans ce calibre à partir de 1916), ils auraient arboré un corps gris clair ou vert olive avec une ou deux bandes horizontales jaunes, bleues ou blanches selon la nature du gaz (moutarde, chlore, phosgène).

⚠️ Un témoignage de la « Récolte de Fer »

Cette scène illustre parfaitement ce que les historiens et les démineurs appellent la récolte de fer (Iron Harvest). Pendant la Grande Guerre, environ 30 % des obus tirés n’ont pas explosé à l’impact, s’enfonçant profondément dans la boue meuble des champs de bataille (comme dans la Somme ou à Ypres).

Aujourd’hui encore, les agriculteurs et les chantiers de fouilles déterrent des tonnes de ces munitions. Bien que rouillés et centenaires, ces obus contiennent toujours leur charge explosive ou chimique intacte et restent extrêmement dangereux.

Voir également : Le canon allemand 38 cm SK/45 sur rail

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