L’ennemi avance, mais plus difficilement que prévu. La courageuse armée belge résiste. Néanmoins, la cavalerie, en contact permanent avec les Allemands s’épuise.

Le massacre de Dinant
Dès le 23 août à 7 heures du matin, le 108° Régiment saxon pénètre dans Dinant par la Rue de Lille. La ville est bombardée, saccagée. Le coeur de la ville n’est plus qu’un amas de cendres, de pierres qui recouvrent les cadavres. Huit cents personnes hommes, femmes, enfants, sont tombés sous les balles des envahisseurs.


L’anéantissement de Louvain
Louvain est évacué le 18 août. Les villages autour de la ville sont incendiés, la fumée s’élevant dans le ciel annonce l’arrivée imminente de l’ennemi. Afin de ne pas se retrouver encerclée, les soldats belges et leurs chefs se retirent dans le camp retranché d’Anvers.
Entrée dans la ville dès le 19 août, l’armée allemande se déploie sans rencontrer de résistance. Le 25 août, des tirs sporadiques laissaient penser que des soldats belges envisageaient une attaque d’envergure. Le soir même, la prestigieuse bibliothèque était incendiée volontairement, brûlant d’inestimables richesses intellectuelles. Près de 300 000 ouvrages rares et de grande valeur partent en fumée. Aucun fusil belge n’était entré dans la cité : il s’agissait en fait d’une querelle de soldats allemands ivres jetant ainsi la panique dans la garnison tout entière en état d’ébriété.

