4 juillet : Funérailles du couple princier

Cela aurait été le 14e anniversaire de mariage de l’héritier du trône François-Ferdinand et de son épouse Sophie : le […]

Cela aurait été le 14e anniversaire de mariage de l’héritier du trône François-Ferdinand et de son épouse Sophie : le 1er juillet 1900, les deux jeunes mariés s’étaient unis malgré la résistance acharnée de l’empereur François-Joseph, l’oncle de François-Ferdinand.

Mais le 1er juillet 1914, ce ne sont que les dépouilles de François-Ferdinand et de Sophie qui furent acheminées vers leur dernière demeure. Dans la petite ville côtière endormie de Metkovic, les cercueils avaient été embarqués à bord du cuirassé « Viribus Unitis » après l’embaumement des corps à Sarajevo. Le trajet passa par Trieste (arrivée le 2 juillet à 7 h 30 ; poursuite du transport par train jusqu’à Vienne (arrivée le 2 juillet à 22 h) puis Artstetten, où François-Ferdinand et Sophie devaient trouver leur dernière demeure.

Obsèques de François Ferdinand d'Autriche
François Ferdinand et son aide de camp aux obsèques de François Ferdinand (Photographie à l’origine en noir et blanc, colorisée par intelligence artificielle. Source : Album de la Guerre 1914-1918)

D’un rang « inférieur »

Sophie n’aurait pas été inhumée dans la crypte des Capucins, lieu de sépulture traditionnel des Habsbourg. En effet, l’ancienne comtesse Sophie Chotek était considérée comme d’un rang inférieur au sein de la maison des Habsbourg. Ce qui allait d’ailleurs se confirmer lors de l’exposition du cercueil à la chapelle de la Hofburg, le 3 juillet, où le cercueil de Sophie fut placé un gradin plus bas que celui de son époux, ainsi que lors des funérailles sans faste des deux époux, le 4 juillet à Artstetten.

Autre conséquence de ce que l’on appelle le « mariage morganatique » : les enfants du couple – âgés, au moment de l’attentat, de 12 ans (Sophie), 11 ans (Maximilien) et 10 ans (Ernest) – ne portaient pas le nom de Habsbourg, mais celui de Hohenberg. Ils étaient exclus de toute succession au trône.

Les réserves hongroises

L’un des rares dirigeants austro-hongrois à avoir exprimé, début juillet, ses réserves face au climat belliciste qui régnait alors était le Premier ministre hongrois, le comte István Tisza. Il considérait qu’un « règlement de comptes avec la Serbie (…) serait une erreur fatale », télégraphia Tisza à l’empereur François-Joseph le 1er juillet.

À Linz, le conseil municipal organisa, avant sa séance ordinaire du 1er juillet, une manifestation de deuil, accompagnée d’un discours du maire Franz Dinghofer. La séance se poursuivit ensuite avec les affaires courantes, notamment l’approbation d’un crédit destiné à une « publicité efficace pour la ville de Linz, comprenant la publication d’images dans les journaux Die Saison et Illustrierte Leipziger Nachrichten ».

Cercueils de François-Ferdinand d'Autriche et de son épouse Sophie Chotek
Obsèques de François Ferdinand et Sophie

Voir également : Pourquoi cette guerre ?

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